HISTORIQUE DU VERTBOIS
Saviez-vous qu’avant d’accueillir le CESRW, le bâtiment du Vertbois fut successivement une auberge, un hospice pour pauvres incurables et filles repenties, une boulangerie militaire, un orphelinat ?
A mi-chemin entre l’abbaye de Beaurepart (ancien couvent des Prémontrés aujourd’hui siège du Grand Séminaire et de l’Evêché) et de l’église Saint-Jacques, se dresse le Vertbois. |
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Plan de Liège 1647
Dans le dernier quart du XVIIème siècle, le baron Jean-Ernest de Surlet-Chokier, ancien vicaire général du Prince-Evêque Maximilien-Henri de Bavière rachète l'ancienne auberge du Vertbois avec toutes ses dépendances et jardins. |
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Portrait de Jean-Ernest de SURLET-CHOKIER
En 1701, il lègue l'ensemble de sa propriété pour l'établissement de deux hospices en faveur des pauvres incurables et des filles repenties qui pourront s'installer dès 1705. Le 25 août 1712, la chapelle est consacrée solennellement et dédiée à saint Charles Borromée. Durant les périodes troublées de la fin du XVIIIème siècle, une partie des locaux est transformée en boulangerie militaire pour les armées de la République. En 1793, les armoiries du baron Jean-Ernest de Surlet-Chokier, figurant au fronton de la chapelle et au-dessus de la porte d'entrée, sont martelées sur ordonnance de la nouvelle administration. Dans l'ensemble des départements, une commission des Hospices est installée dès 1794 et reprend l'administration de l'hospice du Vertbois. |
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Hospice des incurables 1852
A la fin du XVIIIème siècle, seules les femmes incurables restent dans l'hospice jusqu'à leur transfert, en 1891, dans le nouveau bâtiment du Valdor. L'aile gauche est louée à la Ville de Liège qui y installe l'école professionnelle de mécanique jusqu'en 1932. L'aile droite accueille, dès 1892, des orphelins. La chapelle reste désaffectée jusqu'en mai 1918 où elle sera réquisitionnée et réservée aux catholiques allemands de Liège, tandis que les blessés seront soignés dans le reste du bâtiment. En 1920, le Vertbois est inscrit par la Commission royale des Monuments et Sites dans la 3ème classe des bâtiments civils de Belgique et, par arrêté royal du 24 juillet 1936, l'hospice est classé comme monument. |
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La cour d'honneur 1942
En 1932, la Ville de Liège envisage de réaffecter l'aile gauche, laissée libre par le départ de l'école mécanique, en y établissant les collections du Musée de la Vie wallonne. Ce projet comprenant la construction d'un bâtiment neuf à l'arrière de l'hospice, sera abandonnée à l'annonce de la guerre. Le 11 mai 1940, lors de l'invasion du pays, le génie de l'armée fait sauter les ponts sur la Meuse, occasionnant des dégâts à la chapelle et à l'aile gauche. Le 16 janvier 1945, une bombe volante détruit complètement l'aile gauche et endommage l'ensemble des bâtiments, heureusement vides.
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Destruction de l'aile gauche le 16/01/1945
par une bombe volante.
La réaffectation, la restauration et la reconstruction de l'aile gauche de l'hospice débutent en 1950. La solution architecturale de type "faux vieux" ne déparant pas l'ensemble et faisant pendant à l'aile droite est adoptée sur proposition de l'architecte en chef Joseph Minguet. Le sculpteur Louis Dupont reconstitue la pierre commémorative du fondateur de l'hospice, Jean-Ernest de Surlet, s'inspirant du portrait attribué à Englebert Fisen. On substitue aux vieilles portes, fermant les deux cours, des grilles en fer forgé, inspirées de celles du parc du château de Lavaux à Esneux. L'ensemble est doté de tout le confort moderne de l'époque : chauffage central, sanitaires, douches, infirmerie, cuisine équipée... Le vieil hospice, entièrement remis à neuf, peut alors accueillir 75 pupilles, âgés de six à vingt ans. La chapelle subit quelques modifications :
- les verrières sont remplacées par des vitraux inspirés de ceux de la chapelle de Bavière, commémoratifs de la fondation de l'hospice des incurables et de l'orphelinat des garçons;
- le pavement d'origine en marbre et calcaire est remplacé par un revêtement plastique, la chapelle devant servir de salle de gymnastique et de salle de fêtes.
En 1981, l'orphelinat du Vertbois ferme définitivement ses portes. Les pupilles, dont le nombre a sensiblement diminué au fil des ans, sont transférés à la maison familiale de la rue Louvrex. Seul le CPAS continue à occuper partiellement le bâtiment.
En 1989, dans le cadre de l'application des accords politiques consacrant Liège comme Capitale économique de la Région wallonne, plusieurs partenaires publics décident de racheter et de réaffecter l'ancien hospice du Vertbois : le Gouvernement wallon, le Conseil économique et social de la Région wallonne (CESRW), la Province de Liège, le holding Meusinvest et l'intercommunale d'action économique SPI+.
Le 19 août 1991, les bâtiments sont rachetés au CPAS de Liège et les travaux, confiés au collège d'architectes Lesage et Satin et à l'ingénieur Dehareng, débutent le 15 juin 1992.
Au printemps 1994, l'aile droite et l'annexe contemporaine le long de la rue de l'Evêché sont occupées par les services du CESRW, dont les secrétariats des commissions consultatives régionales, comme la Commission royale des Monuments, Sites et Fouilles.
La réaffectation de la chapelle en salle de réunion et l'aménagement des jardins créés par le paysagiste Delsemme ont été achevés au printemps 1995.
Depuis 2002, le CESRW occupe la plus grande partie de l'aile gauche et de nouvelles salles de réunions seront installées pour l'été 2005 dans les combles de l'aile droite.
Une plaquette de présentation de l'histoire du Vertbois est disponible sur simple demande.